[ENTRE NOUS] #24

Ses courts romans sont toujours des textes forts, sombres mais emplis d'humanité, écrits dans une belle langue simple qui nous emporte dans ses voyages.
[Ce temps
de confinement et d’intériorité est-il propice à la créativité ?] Plutôt à la rêverie
[Sur quel
projet travaillez-vous actuellement ?]
Je ne parle jamais de mes projets sauf à mon éditrice
[Une source d’inspiration dans ce
contexte ?] L’hôtel fermé en
face de chez moi.
[Une musique qui fait du bien ?]
L’Oiseau de Paradis
de Ravel
[Un film auquel vous pensez beaucoup
?] Damnation de Béla Tarr
[Un bruit
qui vous rassure ?] Les crachotements
de ma cafetière le matin
[En ce moment, votre principal
trait de caractère ?] la mélancolie
[Ce que vous
appréciez le plus chez vos voisins ?] Mes
voisins sont partis
[Ce que vous
détestez chez eux ?] leur absence
[La pensée
qui vous traverse le plus souvent ?]
Partir en douce au bord de l’océan.
[Le livre
qui manque à votre bibliothèque ?] J’espère qu’il m’en
manque encore beaucoup
[Et celui
que vous êtes heureuse d’avoir…] Il y en a beaucoup
aussi
[Vos
lectures sont-elles différentes en ce moment ?] Ce sont plutôt des relectures dont je suis fervente
adepte.
[Sur votre
table de chevet, il y a…] Le beau « Là-bas
c’est dehors » de Ricard Peruzzi, « Le tramway » de C. Simon que je
relis souvent et mon parfum.
[La
dernière phrase que vous ayez lue ?] Elle
est dans « Le Bosquet » d’Esther KINSKY je ne sais plus à quel page.
[Nous vous laissons carte blanche pour réaliser la
vitrine de la Carline, que choisissez-vous ?] Des paysages, de la poésie et cette phrase de Duras « Quand
j’écris sur la mer, sur la tempête, sur le soleil, sur la pluie, sur les zones
fluviales de la mer, je suis complètement dans l’amour »
[Si vous
aviez le choix, aujourd’hui, vous seriez…]
Sur une plage de Procida.